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Jeudi 13 décembre 2007
Nouvelle contribution .... bouleversante et renversante
par Anakyne publié dans : Humour
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Jeudi 13 décembre 2007




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Le service communication du Palais Présidentiel à l'honneur de vous présenter la nouvelle signalétique de la Présidence de la République.

Nous espérons qu'elle aura un franc succés.



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par Anakyne publié dans : Humour
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Jeudi 13 décembre 2007
La restitution aux départements de l’APA signifie-t-elle la fin de la solidarité ?

Le texte a été voté dans la nuit de lundi à mardi au sénat. Depuis hier il a sucité un tollé parmi les professionnels qui s’occupent des personnes agées. En effet, ce texte propose que les Conseils généraux puissent de faire rembourser les allocations personnalisées autonomie (APA) après le décès du bénéficiaire. Les départements se serviraient sur le patrimoine du défunt si celui-ci léguait plus de 100.000 euros à ses héritiers. Pour le président de l’AD-Pa (association des directeurs d’établissements et services pour personnes agées), Pascal Champvert : il sagit là d’une provocation.



                                                   Au-delà de la fin de la solidarité , cette Loi est une véritable spoliation et un détournement du patrimoine familial. Je ne suis pas certain que cette Loi respecte les articles du Code Civil relatifs à la succession. L'état se donne la faculté de détourner légalement l'actif d'une succession à son profit. On ne peut plus parler de solidarité mais de vol qualifié.
                                       Cela rappelle une autre époque bien triste du siècle dernier où la spoliation était également légale.

       L'état peut s'amuser à exonérer de droits de succession entre époux si c'est pour voler les héritiers il y a un gros problème.

          Par ailleurs considérer que le patrimoine de 100.000 € est réservé aux nantis, j'ai l'impression que Borlo est passé par là...attention futures propriétaires vous êtes dans le colimateur du législateur-destructeur à cours d'idées. Depuis des décennies la France vit au dessus de ses moyens et a fait du social sa priorité pour acheter la paix sociale. A cette vitesse je suis en train de me demander si le désordre sociale ne va pa svenir des classes moyennes qui fatiguent en ce moment. Pas des 20 familles les plus de France mais des 30.000.000 de Français qui travaillent et dont on se moque allégrement.

         Enfin j'aimerais vraiment qu'un jour nos politiques cessent de traiter les conséquences et s'attaquent aux véritables causes des problèmes divers rencontrés dans nos sociétés.


         Cela serait une véritable avancée.


          Il serait temps que les Français bougent un peu , se manifestent et clament leur indignation et ne permettent plus de laisser tout faire.
        Ces deux députés UMP devraient passer devant un Tribunal Pénal ou la Cour Européenne de Justice pour violation des Droits de l'Homme.


C'EST UNE HONTE REAGISSEZ NOMBREUX. CAR CE GOUVERNEMENT EST UNE VERITABLE ENTREPRISE DE DEMOLITION.


La France mérite mieux que cela.

Enfin c'est juste mon avis.

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par Anakyne publié dans : Revue de presse communauté : Les Blogs Sarkostique
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Mercredi 12 décembre 2007


             Ce titre est la reprise d'un article paru ce jour dans le Figaro et il suffit à lui-même. Notre Président semble avoir une mémoire sélective et courte. Comment peut-on accepter ce qui se passe depuis quelques jours sur notre  territoire et comment accepter également les divers propos, tant économique qu'humain, dites par un homme qui ne donnera aucune suites aux promesses qu'il aura tenues et qui se moque pas mal des droits de l'Homme. Si vous voulez les relire ils figurent dans le présent blog. Je parle de la déclaration des Droits de l'Homme du 26 Août 1789.

              De tous ces milliards d'Euros de contrat ou de promesse, on se croirait au Téléthon, que restera-t-il une fois Kadhafi parti en Espagne, en Italie et de retour chez lui. Rien sans doute, Monsieur le Président oublie qu'il a à faire à une homme d'une cultrure différente de la nôtre et que pour Kadhafi revenir sur sa parole ne représente aucun problème majeur. C'est un jeux, seulement un jeux.

              Au pire comme je l'ai déjà indiqué ces contrats vont encore profité à des entreprises dont le seul soucis actuel est de
délocaliser en zone dollars. (EADS paroles de son Président voici quelques jours)

             De toute manière pour un pays qui a à ce jour 1042 milliards de déficit que représente exactement 10 milliards 0.1 % ce n'est pas ce qui redonner du pouvoir d'achat ni de l'emploi à nos contemporains.

             Monsieur le Président Sarkozy se moque de qui exactement ?

              Il en est de même avec les pseudos contrats algériens et j'aime quand notre président de targue d'avoir vendu un TGV dans le premier pays musulman. Peut-être voulait-il parlait du premier pays d'Afrique du Nord....lapsus révélateur somme toute. Nous ne sommes pas passés loin du "Karcher"


Enfin c'est juste mon avis.

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par Anakyne publié dans : Revue de presse communauté : Les Blogs Sarkostique
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Mercredi 12 décembre 2007
 

Cette nouvelle ne se déroule pas en Corse mais en Picardie.

 
 

En juillet 1989 la décision est prise. Gilles et Catherine quittent cette agglomération qui ne leur convient pas réellement et recherchent une maison à la campagne. Après bien des déboires et des visites sans grand intérêt ils trouvent enfin une ancienne ferme Picarde pour laquelle ils ont un très gros coup de cœur. Il fut tellement gros ce coup de cœur que bien des détails importants furent manqués.

Ce n’est rien l’affaire est conclue. Gilles et Catherine se mettent en quête d’un architecte pour chiffrer et contrôler les travaux. Les comptes sont faits. L’aventure commence pour ce couple avec trois enfants.

Début décembre 1989 l’acte est signé chez le notaire mais comme les travaux avaient été autorisés par la succession et l’homme de Loi, l’emménagement était programmé pour janvier 1990.

Pour le moment le tableau était idyllique, enfin presque dans l’absolu. Effectivement nos nouveaux propriétaires avaient capté l’attention des habitants du village. Le dimanche c’était le vas et vient pour voir ce que ces nouveaux arrivants faisaient comme travaux. Tout cela au mépris total de la propriété privée, mais ce couple ne s’attachait pas réellement à ces violations de domicile répétées. La raison de ces intrusions en était d’ailleurs fort simple, cette maison appartenait à un homme d’église qui s’occupait plus ou moins du village et la curiosité était trop forte.

Un beau matin d’hiver Gilles est appelé à son bureau par le chef d’équipe du chantier. Les travaux sont arrêtés par décision de la Mairie pour raison que la demande de pose de fenêtres intégrées dans la toiture n’avait pas été déposée. Erreur ou oubli de la part de l’architecte toujours est-il que l’entreprise part même avant l’arrivée de Gilles devant la pression extrême de la secrétaire de Mairie qui s’en explique à nouveau.

Gilles n’avait pas trouvé la chose si grave et s’en étonnait même. L’erreur fut rapidement réparée mais l’entreprise si vite partie ne revint pas de sitôt.

L’emménagement de Gilles et Catherine se fit donc dans le froid, la chaudière n’étant pas branchée, pas d’eau chaude, pas de chauffage. Température intérieure 5 degrés. Trois jeunes enfants, un beau début nous sommes en janvier 1990.

Gilles et Catherine n’avaient pas réellement apprécié cet incident et considéraient bien à tord que les raisons invoquées par la secrétaire de Mairie étaient justifiées.

Dans un village le sport favori est de considérer les nouveaux arrivants comme des étrangers et de toujours les considérer comme tels.

Quelques mois bien plus tard Gilles s’occupait de son grand jardin et à une dizaine de mètres de là un agriculteur se promenait dans sa prairie. Gilles, cadre commercial, était d’un naturel enclin à la communication et il se dirigea spontanément vers Marcel. Alors que la discussion battait son plein Gilles et Marcel virent arriver, leur voisine, qu’aujourd’hui Gilles qualifie volontiers de furie tout autant que Marcel. Cette dernière intima à Gilles et avec une violence verbale surprenante l’ordre de regagner son jardin. Gilles avait par mégarde, plus que par une volonté délibérée, mis un pied dans son jardin qui n’était pas clôturé ni entretenu. Même Marcel en fut choqué et lui en fit la remarque.

Le sentiment de Gilles fut que les choses prenaient une drôle de tournure. C’était le premier contact avec sa voisine Patricia.

 

Le temps passe et quelques semaines plus tard Gilles en repos attarde son regard vers le jardin dans lequel il y avait encore tant à faire. A sa grande surprise il y voit trois personnes, gesticulant, marchant, discutant avec une certaine gestuelle. Intrigué, Gilles se rendit vers ce petit groupe qui était dans son jardin pour leur demander de quoi il en retournait. Il en profite d’ailleurs pour leur faire remarquer bien entendu et cette fois qu’ils étaient chez lui. Mais la remarque ne fit aucun effet, la discussion semblait difficile. Ignorant Gilles pendant quelques minutes ils en vinrent enfin à l’objet de leur intrusion champêtre et matinale.

Après présentation sommaire, Gilles compris qu’il était en relation avec son voisin, Thierry et deux bucherons. Ce petit groupe avait décidé d’abattre un arbre planté en limite de propriété voici plus de soixante dix ans sans demander l’accord de quiconque. Gilles explosa et les fit sortir manu militari de son jardin, les choses commençait à aller trop loin.

C’était le premier contact avec son voisin Thierry.
 

Il s’en suit des lettres recommandées aux voisins et à la Mairie. Mais jamais l’idée d’abattre l’arbre ne quitta ce voisin.

Alors bien sur un peu agacé par tout cela, Gilles commença son enquête et interrogea l’ancien Maire.

Entre temps Gilles se rendait compte que lorsque Thierry lui adressait la parole c’est qu’il avait un grief à formuler.

Alors dans un esprit frondeur Gilles laissa pousser ces thuyas de limite de propriété jusqu’à ce qu’ils soient vraiment trop hauts pour avoir une réaction. Réaction qui ne tarda pas. Convocation devant le conciliateur de Justice, explications amusées pour Gilles mais plus graves pour Patricia et Thierry qui reconnurent à cet instant leur incapacité à dialoguer et entretenir des relations normales avec leur contemporain.

 

Comme à ce moment les choses semblaient se détendre Gilles interpela très courtoisement Thierry sur le fameux sujet des fenêtres de toiture. Comme l’entretien fut assez cordial, Gilles en profita pour demander ce qui s’était passé avec l’intervention de la Mairie quelques années auparavant et Thierry lui dit qu’il était intervenu auprès de la Mairie parce qu’une baraque de chantier qui restait dans la rue n’était pas éclairée et qu’elle représentait un danger potentiel pour la circulation et les enfants.

De l’incident voici la version de l’ancien Maire : arrêt des travaux pour cause de non déclaration de travaux.

 

A partir de ce jour là la rupture était consommée et les relations inertes. Le silence fut également du côté de la Mairie qui ne bougea pas sur ce problème d’arbre protégé par la prescription trentenaire. Le maire était nouveau et Thierry employé communal. Il ne fallait pas chercher plus loin.

 

Les jours heureux s’égrainaient, le temps passa. Gilles et Catherine virent leurs enfants se marier, leurs petits-enfants venir au monde. Le bon déroulement de la vie en quelque sorte un grand moment de paix s’étirait devant eux dans l’ignorance la plus complète de leur voisinage. C’était dommage quelque part.

Car même si la vie urbaine ne leur convenait pas ils y avaient de bons souvenirs. Avec leurs proches voisins ils entretenaient d’excellentes relations, un chirurgien dentiste et un couple de personnes âgées et la transition rurale leur laissa un goût amer et un jugement sévère de leur contemporain.

 

Enfin comme il y avait certainement des choses plus importantes dans la vie Gilles et Catherine oublièrent définitivement Patricia et Thierry qui au demeurant étaient des gens très calmes.

 

La tranquillité du village se dégradait rapidement par l’arrivée de personnages peu scrupuleux. Sans autorité de la part des élus les évènements d’incivisme se propageaient sans obstacles. Ce que certains appelaient tolérance se transformait en abandon de responsabilité et un superbe constat d’échec lui succédait.

Il est vrai que diviser un village pour régner est facile, rassembler pour gérer l’intérêt commun l’est moins. C’est ainsi que ce village tranquille devint l’accessoire d’une grande agglomération sans l’assentiment des principaux intéressés. Ce fut dommage et dommageable.

 

En 2002 ou 2003, le voisin de Gilles et Catherine, Henri décède. Lui il ne parlait pas, ne souriait jamais, ne disait pas bonjour, et passait sa vie dans la rue dès qu’il entendait une mouche traverser la route. Avec lui au moins les choses étaient limpides, un ours qui ne polluait pas l’atmosphère. Un spécimen, que Dieu ait son âme, du rural dans toute sa splendeur. Henri repose en paix pensait Gilles.

 

Mais la suite fut beaucoup moins reluisante. Gilles pensait au proverbe qui disait «on sait ce que l’on quitte, mais pas ce que l’on gagne ». Pour une fois le dicton pouvait se vérifier dans toute sa véracité.

 

Gilles et Catherine virent arriver une troupe d’individus et de chiens en nombre imposants qui ne semblaient pas vouloir se soucier le moins du monde de l’environnement et du voisinage. Ces nouveaux habitants étaient en fait natifs du village et étaient partis depuis plus de 20 ans, neveux du défunt ils revenaient en terrain conquis.

De prime abord, Jack, s’est son prénom semblait assez accort et courtois et le premier entretien que Gilles eut avec lui se déroula bien. Seulement Gilles eut l’impression que cette personne connaissait tout et se sentiment lui déplaisait un peu sans plus.

 Très rapidement Gilles apprit par un de ses voisins éloignés de quelques mètres que ce Jack était éleveur de canards « appelants » et que cela poserait problème si l’élevage était transféré.

Le calme ne dura que quelques jours car cinq chiens qui aboient en même temps, jour et nuit, cela pose problèmes. Gilles et Catherine en furent les premières victimes tout autant que leurs amis d’en face de la rue. Le bruit était tellement insoutenable que Gilles et Catherine changèrent de chambre pendant quatre mois tellement le bruit était infernale.

Cette situation dura en dépit des entretiens et lettres adressés au propriétaire des chiens. Par la suite et assez rapidement des canards commencèrent à faire leur apparition sans autorisation. L’élevage était tranquillement transféré dans une cour puis dans le jardin jouxtant celui de Gilles.

La nuit des transporteurs déchargeaient des centaines de caisse de volatiles qui étaient entreposés dieu sait où et le commerce continue toujours de prospérer à ce jour.

Cette situation devenait insupportable : aboiements continuels des chiens, caquètement des canards sans raisons. Population augmentant régulièrement amenant bruits, odeurs et nuisibles. Le terrain de Gilles étant légèrement en pente, deux à trois mètres carrées de fientes de canards coulaient et stagnaient dans son jardin. Des conditions sanitaires exceptionnellement attrayantes et odorantes.

 

Le collectif de riverains alerta la mairie, la préfecture, la DDAS, les services sociaux mais en vain.

Un constat établi par un huissier de justice fut dressé pour confirmer la présence de ces volatiles et de leur nuisance. Une plainte fut déposée par les personnes concernées auprès de la Gendarmerie avec tous les documents nécessaires, également en vain.

A l’évidence une personne de la mairie bloquait le dossier et cela s’est révélé avéré. Le maire ancien camarade d’école de Jack n’a jamais entendu ni les canards ni les chiens quand il passait dans la rue à bord de sa voiture un gros 4x4 pour faire sa ronde. Fenêtres fermés et à la vitesse de 50 kilomètres heure le contraire eut surpris Gilles, Catherine et les autres personnes concernées.

Comble d’ironie, Jack était la victime et menaçait de porter plainte pour harcèlement.

 

En 2007 Gilles et Catherine ont déménagé, un de leur voisin envisage de faire la même chose et les amis habitant en face de Jacky sont pratiquement en état de choc tellement leur vie est devenue insupportable.

 
La moralité de cette histoire est la suivante :
 

1.     si vous avez dans votre village un noble propriétaire foncier, riche, très riche,

2.     qu’il est le principal donateur de la commune,

3.     que votre voisin est un bâtard de ce noble, (au-dire de certains)

4.     que votre voisin est ami du maire,

5.     que votre voisin élève en toute illégalité des canards appelants, des oies, des canards de barbarie, qu’il entre trois et quatre chiens,

6.     qu’il est chasseur….


 

Alors courrez vite voir ailleurs si la prairie est plus verte car vous ne pourrez rien faire si ce n’est que votre vie sera pourrie. En partant du précepte qu’à la campagne tout est autorisé tirez vous-même la conclusion.

 
 
par Anakyne publié dans : Nouvelles, billet d'humeur, poèmes
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Lundi 10 décembre 2007
Une contribution sympa. (pour accélérer le slide appuyez sur le + ou pour diminuer sur le - en haut et à droite de l'écran du diaporama)
par Anakyne publié dans : Humour
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Dimanche 9 décembre 2007
Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789
 

Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que leurs actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l'Assemblée Nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Etre suprême, les droits suivants de l'Homme et du Citoyen.

Art. 1er. -

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Art. 2. -

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.

Art. 3. -

Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

Art. 4. -

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Art. 5. -

La Loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n'est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.


Art. 6. -

La Loi est l'expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Art. 7. -

Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l'instant : il se rend coupable par la résistance.

Art. 8. -

La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une Loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Art. 9. -

Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Art. 10. -

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi.

Art. 11. -

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Art. 12. -

La garantie des droits de l'Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Art. 13. -

Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Art. 14. -

Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

Art. 15. -
La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.
Art. 16. -

Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

Art. 17. -

La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

par Anakyne publié dans : Revue de presse communauté : Les Blogs Sarkostique
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