Mercredi 30 avril 2008

Réforme des retraites: papi Fillon touchera 8000 euros brut

Si les Français doivent désormais cotiser 41 ans pour leur retraite, le chef du gouvernement, à l'origine de cette réforme, est plus tranquille.



François Fillon est député depuis 26 ans ©service photographique du Premier ministre François Fillon est député depuis 26 ans ©service photographique du Premier ministre Les vieux jours de nos gouvernants ne sont pas en danger. Le gouvernement a été inflexible: à partir de 2012, la durée de cotisation pour une pension à taux plein sera allongée à 41 ans. Mais qu'en est-il de la retraite de ces fiers et durs négociateurs, promoteurs d'une réforme loin de faire l'unanimité ? Combien de temps cotisent nos ministres, et notamment le premier d'entre eux, François Fillon ?

Vingt-six ans député de la Sarthe, réélu en juin 2007, François Fillon a également été quatre ans président du Conseil régional des Pays-de-la-Loire, maire dix-huit ans, conseiller régional depuis 1998, sept ans ministre, et Premier ministre depuis mai 2007. Une carrière chargée donc, qui rend compliqué le calcul de sa retraite. Commençons par le plus simple : les ministres ne touchent pas de retraite. Ils perçoivent tout au plus leur traitement pendant six mois, à condition de ne pas avoir retrouvé un emploi au cours de cette période. La rémunération d'un ministre atteint aujourd'hui 13 300 euros brut par mois. François Fillon doit donc assurer sa retraite sur un autre front : son poste de député.

L'indemnité mensuelle de base du député ou sénateur s'élève à 6702,20 euros par mois. François Fillon, comme les autres députés, verse chaque mois 1 111,50 euros et touche, après plus de vingt-deux ans et demi de mandat, 5 973,33 euros brut. Cette somme constitue la pension maximale à laquelle peut prétendre un parlementaire. Pendant les quinze premières années de mandat, le parlementaire cotise double pour sa pension, et atteint trente-sept ans et demi de cotisations. Soit trois et demi moins que les salariés français.

7999 euros au total
Le Premier ministre, qui touche 16 100 euros brut de traitement par mois, bénéficiera par ailleurs de 307 euros par mandat pour son poste de maire de Sablé-sur-Sarthe, soit 921 euros pour ses trois mandats. Il touchera 449 euros pour son unique mandat de président du Conseil régional des Pays-de-la-Loire et 328 euros par mandat pour son poste de conseiller général de la Sarthe, qu'il occupe toujours depuis 1998. En cumulant, François Fillon touchera donc au total par mois pour sa retraite 7999, 33 euros.

En octobre 2007, le statut des députés a pourtant été réformé. En plein débat sur les régimes spéciaux des retraites, le bureau de l'Assemblée nationale révise celui des députés. Une révision qui ne remet toutefois pas en cause l'ensemble des «avantages» des élus, et notamment la spécificité de la double cotisation, ou encore l'absence de limite d'âge pour exercer un mandat. À 54 ans, François Fillon n'a donc pas de souci à se faire...
Mardi 29 Avril 2008 - 15:19

Pas mal la rigueur, mais pas pour tous !
C'est affligeant et au bord de l'insulte aux citoyens que nous sommes.
Enfin c'est juste mon avis. Avec mes 680 € (plus la complémentaire) par mois pour avoir travaillé depuis 1965 j'ai vraiment l'air d'un con que je suis sans aucun doute.


                                                                       
Liberté-Egalité-Fraternité



par Anakyne publié dans : Revue de presse communauté : l'actualité sans prise de tête
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Mercredi 30 avril 2008
par Anakyne publié dans : Témoins de notre temps communauté : Fourre-tout * inclassable
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Mercredi 30 avril 2008
QUEL EST LE CONTRAIRE DE SARKOZY ?






Cela fait très dieu Grecque de la mythologie.
Il nous fallait bien ça.




 
par Anakyne publié dans : Humour communauté : Les Blogs Sarkostique
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Mercredi 30 avril 2008

L'héparine délibérément contaminée ?

J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP
29/04/2008 | Mise à jour : 21:11 |   Les réactions allergiques engendrées par cette contamination ont provoqué au moins 81 décès aux États-Unis. Crédits photo : AP
Les réactions allergiques engendrées par cette contamination ont provoqué au moins 81 décès aux États-Unis. Crédits photo : AP

Le PDG du laboratoire Baxter qui commercialise ce médicament anti-coagulant distribué dans onze pays dont la France pointe du doigt les matières premières chinoises utilisées pour sa fabrication.

La contamination de l'héparine, un anti-coagulant produit en Chine, qui a causé au moins 81 décès aux États-Unis, paraît être délibérée, a déclaré mardi Robert Parkinson, le PDG du laboratoire américain Baxter International. «Nous sommes très inquiets du fait que notre produit paraît avoir été la cible d'une altération délibérée», a-t-il dit devant la sous-commission de l'Energie et du Commerce de la Chambre de Représentants américaine. «Nous regrettons profondément ce qui est arrivé et nous nous sentons personnellement responsables», a ajouté le patron de la firme qui commercialise ce médicament aux États-Unis. L'héparine est fabriquée à partir de matière première d'origine chinoise.

Les réactions allergiques engendrées par cette contamination ont provoqué au moins 81 décès aux États-Unis depuis janvier 2007 selon la Food and Drug Administration, l'agence américaine des médicaments. La FDA a identifié la substance contaminante comme étant du sulfate de chondroïtine sur-sulfaté. Une substance non-naturelle obtenue par modification chimique.

Les officiels chinois ont jusqu'ici nié toute responsabilité dans la contamination. Cependant, certains ex¬perts suspectent très fortement les producteurs chinois, en manque de matières premières, d'avoir frauduleusement rajouté de la chondroïtine dans certains lots parce que ce produit est capable, lors des tests effectués par les laboratoires pharmaceutiques, de mimer l'efficacité anticoagulante de l'héparine.

En France, l'héparine est délivrée à 20.000 personnes environ dans le cadre de la dialyse rénale ou encore dans les suites d'infarctus, d'interventions chirurgicales, ou encore dans la prise en charge des phlébites et embolies pulmonaires. Mercredi dernier, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a rappelé aux professionnels de santé «la nécessité d'un usage mesuré» de l'héparine. Elle a aussi recommandé aux patients de ne pas interrompre leur traitement et de s'adresser à leur médecin s'ils ont des interrogations.


Mon avis :

ce n'est pas la première alerte du genre et certainement pas la dernière. Les produits chinois sont loin d'être fiables. Le laboratoire voulait faire des profits supplémentaires sur le dos des malades alors ressortons la formule au combien mémorable:

RESPONSABLE MAIS PAS COUPABLE c'est tellement beau !


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Mercredi 30 avril 2008

La Grande distribution en France ou le grand leurre de Sarkozy.

 

Notre petit Nicolas en grand économiste qu'il n'est certainement pas veut, pour augmenter le pouvoir d'achat des Français, multiplier les implantations de la GD. Ce n'est qu'une douce illusion et c'est tellement plus simple de faire porter le chapeau par un autre. Mais c'est aussi un cadeau de taille à la GD un genre de paquet fiscal déguisé.

 

Organigramme des principaux acteurs de la Grande distribution (tiré du blog paranos.com)

 

 

 

 

 

 

En effet ces familles détiennent déjà le « quasi-monopole de vente » et s'entendent directement ou indirectement pour la qualification des prix, ou dit autrement il y a entente illicite sur les prix comme d'ailleurs dans toute les grandes enseignes de distribution autre qu'alimentaire.

 

(Vous regarderez dans votre grand magasin ces personnes avec des blocs notes et des stylos entrain de faire des relevés de prix).

 

Pensez-vous que faire du quasi-monopole un « quasi-monopole² » va changer les choses ? Non certainement pas, la concurrence en France ne joue pas sur les prix mais sur les remises des distributeurs. Les produits alimentaires distribués par la GD et à son nom ne sont aussi que vaste fumisterie, c'est Bonduelle et ses concurrents qui mettent en boite un jour pour un tel et le lendemain pour un autre. Alors en multipliant les points de vente les fournisseurs de la GD vont se trouver face à un  problème de surproduction éventuelle qui n'entrainera pas forcément une baisse des coûts.

Il n'en est d'autre exemple que celui que nous vivons aujourd'hui : la GD a-t-elle fait baisser les prix depuis 30 ans ?

 

Les conséquences de tout cela :

  • Je suis intimement persuadé qu'il n'y aura aucune création d'emploi, les grandes surfaces vont mettre en place de plus en plus d'informatique pour remplacer le personnel, ça existe déjà et la tendance à la généralisation est pour demain,
  • S'il y a création d'emplois ils seront à mi-temps, sous payés, socialement incorrect,
  • Il va y avoir pléthore de hard-discounts qui ne nécessiteront pas de main-d'œuvre donc moins de personnel,
  • Pas de baisse des prix, pourquoi voulez-vous que les patrons de la GD se coupent la branche sur laquelle ils sont assis ?
  • Disparition des commerces de proximité et perte d'emploi importante,
  • Obligation d'utiliser son véhicule pour des parcours aller retour compris entre 10 et 35 kilomètres (pied de nez au Grenelle de l'environnement)

 

Il ne faut pas se voiler la face ou jouer à l'autruche et mettre la tête dans le sable, dans les prochaines années les déplacements automobiles vont réellement poser problèmes et la disparition annoncée des commerces de proximité ou de quartier sera un véritable drame.

 

Essayez de calculer votre PRK (prix de revient kilométrique) et vous risquez d'être surpris.

 

Depuis de nombreuses années toutes les municipalités, sans exceptions, ont poussé les consommateurs sur les parkings de la GD en faisant de leur ville de véritable citadelle anti-voiture, impossibilité de stationnement, transport en commun mal adapté etc..mais en créant aussi des quartiers entièrement désertiques sans vie anonymes alors qu'il y a 50 ans le cœur des villes étaient vivants et un lieu de convivialité.

Sans être passéiste force est d'admettre qu'avec l'augmentation du prix des carburants la solution n'est pas d'expatrier les clients sur des zones commerciales situées au « diable veau vert » bien au contraire rendre service aux consommateurs serait de réinventer le commerce de proximité.

 

Ce qu'il faudrait faire :

 

  • Ne pas libéraliser à outrance, comme c'est prévu, l'installation de nouvelles structures de distribution, c'est changer un cheval borgne contre un aveugle,
  • Contrôler et encadrer, sur une période déterminée ou sur définitive,  la politique des marges de la grande distribution me semblerait plus opportun,
  • Relancer les commerces de proximité,
  • Réduire le nombre d'intermédiaires,
  • Réorganiser et favoriser les productions saisonnières de fruits et légumes,
  • Je suis intiment persuadé, mais c'est un autre débat, que le Bio sera une obligation dans un avenir très proche,
  • Faire des produits de qualité au lieu de ces merdes sans nom souvent distribuées.

 

Notre petit Nicolas n'aurait pas dû tenir cette promesse sur le pouvoir d'achat car ses moyens ne lui laissent aucune marge de manœuvre. Alors se sont encore les classes moyennes qui vont trinquer. Mais que se passera-t-il quand les verres seront cassés ?

 

La réflexion et le débat sont ouverts.

 

 

 

http://www.paranos.com/entreprises/controle/gdistrib.html

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Mardi 29 avril 2008

Le camp de Forchana est désormais pleinement opérationnel, nous informe l'Etat-major des armées. Situés entre Abéché et la frontière tchado-soudanaise, il peut désormais accueillir au moins 600 militaires et une centaine de personnels des Nations unies.

Forchana est avant tout la base du Bataillon Multinational Centre (BMN-C), placé sous commandement français. La Pologne et l'Irlande ont respectivement la responsabilité des bataillons Nord et Sud.

Les derniers éléments français du BMN-C de la force EUFOR Tchad / RCA sont arrivés le 23 mars dernier. Les 585 militaires qui le composent sont issus du Régiment d'Infanterie - Chars de Marine (RICM) de Poitiers - et qui est d'ailleurs le plus décoré de France. Leurs missions consistent à surveiller et à contrôler la zone qui est dévolue et à assurer la protection des populations civiles réfugiées.

Le 6 avril, une patrouille du BMN-C a été obligée d'intervenir dans le village de N'Jarouma pour mettre en fuite des bandits qui s'en étaient pris aux villageois et à leur doyen. La présence de la force EUFOR Tchad / RCA sur le terrain permet ainsi de dissuader les bandes armées de s'en prendre aux populations dont le soutien est indispensable pour le recueil de renseignements sur les mouvements de troupes hostiles.



Mon avis :

cela sent la poudre par là.
par Anakyne publié dans : Revue de presse communauté : l'actualité sans prise de tête
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Mardi 29 avril 2008



Un bonjour au peuple chinois.

A Hello to the Chinese people

 Ein Hallo an den chinesischen Volkes

Ένα κινεζικό γειά σου του λαού

Un buenos días al pueblo chino

Un buongiorno al popolo cinese

Een Chinees goedendag aan het volk

Um bom-dia ao povo chinês

أ مرحبا الى الشعب الصيني



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Mardi 29 avril 2008

 CET ARTICLE EST LONG MAIS TRES INTERESSANT A LIRE SANS MODERATION.

  Anakyne



L'économiste Christian Jacquiau décrypte pour Marianne2 la mystification du projet de loi LME qui, sous couvert de défendre le pouvoir d'achat, fait le lit de l'oligopole de la grande distribution



Nicolas Sarkozy, président de la décroissance Reconnaissant ses erreurs sur presque tous les sujets, Nicolas Sarkozy nous la joue désormais profil bas. Sans rien changer au fond. Sur RTL, Nicolas Poincaré s'est livré dans l'émission On refait le monde du 25 avril 2008 à un édifiant montage de son mea culpa télévisuel.
Florilège : Le paquet fiscal ? «Une erreur de communication totale».
La carte famille nombreuse ? «On a commis une erreur».
Ingrid Betancourt ? «Peut être que j'ai mal fait ».
La cacophonie au gouvernement ? «J'ai sans doute fait une erreur».
La surmédiatisation de sa vie privée ? «Sans doute ai-je une part de responsabilité».
C'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute...

Est-ce l'arrivée de Thierry Saussez, parachuté dans la précipitation sur l'Élysée pour sauver l'image du soldat Nicolas qui lui donne tant d'humilité ?
Ou bien s'agit-il d'un nouvel exercice de communication cachant à peine une incapacité chronique pour notre champion de la réforme (55 au compteur dès la première année de son quinquennat) de se réformer lui-même ?

Nicolas Sarkozy, président de la décroissance Un Président fâché avec l'économie

Le président Sarkozy est un homme qui va vite.
Dans la confusion qui règne à l'Élysée, il travaille désormais à la mise en oeuvre de décisions soufflées par des conseillers de passage (le lobby de la grande distribution, Jacques Attali, Michel-Edouard Leclerc et quelques autres...) aux effets pour le moins contre-productifs, inflationnistes, destructeurs d'emplois et donc... réducteurs de pouvoir d'achat. De quoi alimenter ses futures confessions télévisuelles.
À la question de la journaliste Véronique Auger (France 3) : «Vous aviez dit que vous seriez le président du pouvoir d'achat», Nicolas Sarkozy rabâche : «Le problème de la France c'est qu'on ne travaille pas assez, que par conséquent on n'a pas assez de croissance et pas assez de pouvoir d'achat».
Et si c'était rigoureusement le contraire ?
Et s'il était, par ses décisions à l'emporte-pièce, un facteur aggravant de la situation ?
Qui peut croire sérieusement que la compression du pouvoir d'achat (maintien des salaires au plus bas, réduction des prestations sociales, application de la franchise médicale, etc.) accentuée encore par la volonté annoncée de baisser les prix à la production (ce qui ne peut qu'avoir un effet négatif sur les revenus des producteurs, des entreprises et de leurs salariés) pourrait déboucher sur une progression de la consommation susceptible de faire tourner nos usines à plein régime, au point qu'elles en arriveraient à embaucher massivement ?
Qui, à part peut-être Jacques Attali, ceux qui l'écoutent, et tous ceux qui ont intérêt à nous faire avaler cette incroyable couleuvre ?
«J'ai maintenant la possibilité de deux leviers supplémentaires», précise ce président décidément fâché avec la chose économique.
Quels sont donc ces deux miraculeuses manettes qu'il sort soudain de sa botte ?
« D'abord sur les prix. J'ai regardé les comparaisons de prix dans les grandes surfaces, ça va pas faire plaisir à tout le monde ce que je dis, mais c'est la vérité. Ce sont des chiffres qui ont été publiés par la commission européenne. Les prix ont davantage augmenté en France que dans la quasi totalité des i[autres pays d'Europe».
«C'est pas normaaaaaaal !», s'exclame le président, traînant sur les mots comme pour mieux exprimer son indignation du moment. Le constat n'est pourtant pas nouveau. Cela fait longtemps que la France est en tête des pays européens les plus chers. «Les prix ont augmenté au moment (du passage à) l'euro et c'est un beau mensonge que de le contester», affirme-t-il aujourd'hui un brin accusateur.
«Y'a pas de raison (sic) que les consommateurs français payent plus cher le même produit», s'indigne le président dans une envolée de comptoir, se gardant bien toutefois d'apporter une quelconque analyse à cet incontestable constat que font les citoyens français au quotidien.

Un cadeau à l'oligopole de la grande distribution

Comment expliquer cette incroyable différence de prix alors que le territoire français est le plus maillé au monde en terme de mètres carrés de grandes surfaces par habitants ?
La France compte en effet un hypermarché pour 46 000 habitants lorsqu'il y en a un pour 51 000 habitants en Allemagne et un pour 130 000 habitants en Italie !
De cela, Nicolas Sarkozy ne dira mot. Et pour cause puisqu'il entend bien renforcer la puissance de ces oligopoles en donnant davantage de pouvoir encore aux centrales d'achat de ses amis de la grande distribution !
À un Patrick Poivre d'Arvor l'interrogeant sur les multiples «tables rondes» réunies sur le sujet et n'ayant débouché sur rien, Nicolas Sarkozy répond sans vergogne : «nous avons progressé en supprimant une partie des marges arrière. Je ne vais pas entrer dans le détail de tout cela. Luc Chatel et Christine Lagarde présenteront un texte au mois de juin qui va permettre la négociabilité entre les fournisseurs et les grandes surfaces...», déclenchant manifestement interrogations et scepticisme chez les cinq journalistes venus l'interroger.
«Les fournisseurs de l'industrie agroalimentaire et les agriculteurs ne sont pas contents par rapport à cette loi. Ils estiment que cela va faire pression sur leurs marges à eux...», l'interrompt alors la journaliste Véronique Auger.
Le pouvoir accru, accordé sans contrepartie, sans garde-fou, aux centrales d'achat de la grande distribution ne peut, en effet, qu'avoir un impact dévastateur sur l'amont (les agriculteurs, les PME/PMI, l'industrie agroalimentaire et leurs sous-traitants) et en cascade : sur les salariés des filières, leurs emplois et leur pouvoir d'achat.
Le gouvernement Fillon, inspiré par le fameux rapport Attali, avait déjà réussi l'exploit de mettre les avocats et les coiffeurs dans la rue. Nicolas Sarkozy s'apprête à faire beaucoup mieux encore en faisant voter ces lois Chatel / Lagarde, réclamées depuis tant d'années par le lobby de la grande distribution.
Fait sans précédent, l'Ania (Association Nationale des Industries Alimentaires), la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), le réseau COOP de France (coopératives agricoles), la CGGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises), la FEEF (Fédération des entreprises et entrepreneurs de France), la CGI (Confédération française du commerce interentreprises) et l'ILEC (Institut de liaison et d'études des industries de consommation), organisations en général plutôt légitimistes pour ne pas dire conservatrices, se sont déclarées prêtes à manifester devant l'Assemblée Nationale si le gouvernement ne revoit pas d'urgence sa copie. Du jamais vu !

Nicolas Sarkozy, président de la décroissance Le gouvernement choisit la distribution contre l'agro-alimentaire

Réponse de celui qui a la charge de l'intérêt de la Nation, face à un panel de journalistes totalement médusés : «Ça pour faire pression on va faire pression !» (sic), ajoutant encore dans son langage de président : «Ça y sont pas contents... C'est moi qui suis pas content parce que les prix augmentent plus en France qu'ailleurs !».
L'industrie agroalimentaire française emploie 400 000 personnes et occupe, avec un chiffre d'affaires annuel de 140 milliards d'euros, la deuxième place mondiale du secteur, derrière les Etats-Unis.
Pourtant le président semble avoir choisi son camp. Et ce ne sont pas ces arguments de poids qui le feront fléchir, même si la pression des centrales d'achat sur le monde agricole et sur le monde de l'entreprise conduit inéluctablement à la compression de personnel (accélération des délocalisations et amplification de la recherche de sous-traitants socialement moins disant) et à la régression sociale.
«Les salaires en France sont trop bas, les charges sont trop hautes », lance Nicolas Sarkozy à la cantonade ignorant avec superbe que moins de salariés, c'est mécaniquement moins de cotisations sociales, patronales et salariales, ce qui surenchérit les coûts sociaux pour les cotisants restants et alimente le fameux discours sur le « trop de charges».
Moins de salariés c'est aussi moins d'impôts levés, avec pour conséquence globale la diminution des prestations de santé et de retraite, la remise en cause des services publics (fermeture au nom de la modernisation d'hôpitaux, de maternités, d'écoles, de tribunaux, de bureaux de poste ou encore de gare SNCF dites secondaires).
Au final, c'est la porte ouverte à la privatisation de tout ce qui faisait le lien social.
Nicolas Sarkozy est-il aussi naïf qu'on pourrait le penser ou bien, sous des airs de faux candide qui ne trompent plus que 28 % de l'opinion, s'inscrit-il résolument dans une fuite en avant tendant à imposer au pays un ultralibéralisme sauvage qui ne sert que les intérêts de ces puissances financières au sein desquelles il compte de nombreux amis ?
«Il faudra m'expliquer pourquoi le même produit augmente davantage lorsque c'est le consommateur français qui va dans une grande surface en France que lorsque c'est le consommateur allemand qui va dans une grande surface en Allemagne».
Quels sont donc ces conseillers du prince qui ont ainsi intérêt à lui mentir, au point de lui cacher jusqu'à l'impact désastreux des pratiques de la grande distribution française, parmi lesquelles ces fameuses marges arrière dont il semble tout ignorer des mécanismes ?
«Depuis que je suis élu président de la République, il y a eu la crise dite des subprimes qui est en vérité la crise d'un capitalisme financier qui marche sur la tête, qui a fait la part trop belle aux spéculateurs au détriment des entrepreneurs».
Est-ce une raison pour renforcer les pouvoirs de négociation (en fait de spéculation) de la grande distribution ?
Des cris d'alarme du monde paysan ou de celui plus inattendu des groupes de l'agroalimentaire, le président semble n'avoir cure, bien décidé d'appliquer les préconisations d'un rapport Attali inspiré du rapport Canivet, lui-même plus qu'inspiré par un certain Michel Édouard Leclerc, ami du président.
«Alors qu'ils soient pas content j'en suis... euh... tout à fait désolé » (sic) dira le président avant d'ajouter : « Ça ne change en rien ma détermination. Je rendrai aux Français du pouvoir d'achat en obtenant soit la baisse des prix, soit en tous cas la maîtrise de l'augmentation».
Rendre du pouvoir d'achat en obtenant la maîtrise de... l'augmentation ?
Le candidat l'avait promis. Désormais avec Nicolas Sarkozy tout devient possible !


Démonstration

«J'avais pris l'exemple invraisemblable du jambon qui avait augmenté de 40 % en grandes surfaces alors qu'il y avait une crise des éleveurs de porcs qui voyaient leurs prix de vente baisser. Alors y a bien quelqu'un qui entre le consommateur qui paie plus cher et le producteur à qui on paye moins cher, y a bien quelqu'un qui dégustait, en l'occurrence c'est le consommateur. Je ne l'accepte pas». (sic)
Explication de texte : ce « quelqu'un » entre le consommateur et le producteur que le président désigne ici comme consommateur / dégustateur n'est autre que la grande distribution et ses centrales d'achat qui se goinfrent véritablement sur le dos de ceux qui leur font confiance.
Dommage qu'il n'y ait personne dans l'entourage de Nicolas Sarkozy pour lui expliquer que le taux de marges arrière exigé de leurs fournisseurs par les distributeurs dépasse allègrement les 70 % du prix des produits de charcuterie industrielle ! Faut-il s'étonner alors qu'en bout de chaîne les producteurs vendent à perte ?
Le pire c'est que le même Nicolas Sarkozy s'apprête à leur donner carte blanche afin qu'ils puissent exiger davantage encore de leurs fournisseurs !
N'ayant manifestement rien compris au système de la grande distribution - ou feignant de ne pas le comprendre -, Nicolas Sarkozy qui, candidat, avait promis d'aller chercher la croissance « avec les dents » en arrive, à présent, à menacer ceux qui en sont victimes.
« Je vais aller beaucoup plus loin », annonce-t-il. « Et même si je dois convaincre ma propre majorité parlementaire, il faut changer la loi dite Raffarin sur l'urbanisme commercial pour mettre davantage de concurrence. Il faut changer la loi Galland sur la négociabilité des prix parce qu'il faut une vraie concurrence au service des consommateurs ».
Supprimer les modestes contraintes que constituait la loi Raffarin (soumettant à autorisation mais autorisant les nouvelles implantations) puis instaurer et légaliser une impensable concurrence déloyale entre le commerce de proximité et les grands réseaux de distribution fait désormais partie de la panoplie de ce président fâché avec les principes les plus élémentaires de l'économie.
En renforçant l'oligopole constitué par les six centrales d'achat de la grande distribution, le gouvernement s'apprête à accroître leur pouvoir de négociation sur l'amont (agriculteurs et industriels) ce qui ne peut se traduire que par une pression accrue sur les coûts de production, de nouveaux plans sociaux, de nouvelles délocalisations et au final : moins de pouvoir d'achat distribué, moins d'emplois et moins de croissance !
«Il y a eu en deux ans une augmentation de 20 % des travailleurs pauvres», lui pourtant rappelé une Véronique Auger très incisive.
Mais Nicolas Sarkozy a d'autres trucs encore pour relancer la sacro-sainte croissance.
«La deuxième chose qui va me permettre de donner du pouvoir d'achats aux français : le premier ministre déposera un texte dans les 15 jours sur l'intéressement et là, c'est un véritable... projet de société».
De quoi s'agit-il ?
«Il y a des entreprises qui font des profits, et c'est tant mieux, et on peut pas s'en plaindre. II faut souhaiter que toutes les entreprises fassent des profits, des profits souvent considérables et c'est tant mieux, mais il faut que chaque salarié des entreprises puisse en profiter. J'observe qu'en France, les entreprises de moins de 50 salariés ne sont pas obligées de faire la participation ou de faire l'intéressement (sic) et bien désormais, une entreprise qui distribuera une partie de ses bénéfices à ses salariés paiera moins d'impôts sur les bénéfices».
Une promesse qui n'engage que celui qui la professe, puisque la négociabilité des prix réduira les bénéfices de nombre d'entreprises, notamment les plus petites et les plus fragiles, et que l'intéressement risque bien dans ce contexte de se réduire à peau de chagrin.
Qui donc peut vouloir tant de mal à Nicolas Sarkozy pour le conseiller de s'engager dans une telle voie sans issue ?
À moins que décidé de donner tort à ceux de ses détracteurs qui pensent qu'il a définitivement tourné le dos au Grenelle de l'environnement, le président n'engage la France avec volontarisme, personne n'oserait croire que c'est à l'insu de son plein gré, dans une véritable politique de... décroissance ?
Il voudrait le faire qu'ils ne s'y prendrait pas autrement. Nicolas Sarkozy, président de la décroissance
Lundi 28 Avril 2008 - 11:07 Christian Jacquiau
par Anakyne publié dans : Revue de presse communauté : Les Blogs Sarkostique
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Mardi 29 avril 2008
Les couches lavables, c'est du durable !


Agir pour la Planète trucs et astuces
Agir pour la Planète trucs et astuces On vous le répète assez chaque semaine, préférer le durable au jetable, c'est l'une des règles d'or de l'écologie, afin d'éviter de produire trop de déchets ! Cette fois-ci, ça concerne nos progénitures, avec les couches et la corvée inévitable des parents ! Alternative économique, écologique, voire pratique, les couches lavables peuvent être utilisées jusqu'à 200 fois avant de se décomposer, en à peine 6 mois ! Il existe même des couches fabriquées en matière bio et saine, pour les petites fesses de vos enfants ! Cependant, une question subsiste : l'eau et l'électricité du lave linge consommés n'en feraient-ils pas un produit pas si écologique que ça ? Réagissez !

par Anakyne publié dans : Ecologie communauté : Développement Durable
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Mardi 29 avril 2008

Le moral des ménages français au plus bas depuis vingt-et-un ans

L'indicateur résumé de l'opinion des ménages, calculé par l'Insee, recule d'un point à -37, au plus bas depuis que la statistique a commencé, en janvier 1987. Les Français sont inquiets pour l'évolution de leur niveau de vie.

Les Français ont le moral dans les chaussettesLes Français ont le moral dans les chaussettes
Mauvaise nouvelle pour l'économie française. Le moral des ménages s'est encore dégradé en avril pour toucher un nouveau plus bas de ces vingt dernières années, selon l'enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages réalisée par l'Insee du 1er au 22 avril, et publiée ce mardi.

L'indicateur résumé de l'opinion des ménages en données corrigées des variations saisonnières (CVS) recule d'un point à -37, point bas sans précédent depuis que la série a commencé en janvier 1987. Les économistes avaient anticipé ce mauvais indicateur.

Les ménages se sont montrés plus pessimistes sur les perspectives d'évolution du niveau de vie en France alors que leur opinion sur son évolution passée s'est améliorée par rapport à l'enquête de mars. Le solde sur l'opportunité de faire des achats importants est resté stable.


latribune.fr

par Anakyne publié dans : Revue de presse communauté : Les Blogs Sarkostique
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Lisabuzz.com parle de La Gazette Picarde : La Gazette Picarde n est pas un Blog : C est une véritable drogue. A peine y aurez vous posé les yeux que vous serez hypnotisés, litteralement accros à la prose fulgurante de Christian Bochet. En effet, chaque ligne, chaque caractère de La Gazette Picarde est passionnant et beau, très très beau. Un must à classer parmis les plus belles réussites de la blogosphère. signé http://blog.lisabuzz.com

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