La couverture maladie universelle

Publié le par Anakyne

Historique

La CMU a été votée dans le cadre de la loi du 27 juillet 1999 sous le gouvernement de Lionel Jospin, à l'initiative de Martine Aubry. L'un des principaux rapporteurs de cette loi a été Jean-Claude Boulard, député du département de la Sarthe à l'époque. Cette loi a subi moins de controverses de la part de l'opposition que la loi sur les 35 heures. Elle a pris effet le 1er janvier 2000.

La CMU de base  

La CMU (Couverture Maladie Universelle) est une garantie offerte à toutes les personnes résidant régulièrement en France depuis plus de trois mois, de la prise en charge des soins par les régimes obligatoires de la Sécurité Sociale. Pour certaines personnes à faibles revenus, la CMU offre une couverture santé complémentaire aux remboursements de la Sécurité Sociale.

Les personnes résidant en France de manière irrégulière peuvent bénéficier de l'aide médicale d'état.

La CMU complémentaire 
La CMU complémentaire est accordée condition de ressources.
Elle permet en théorie de bénéficier d’une prise en charge à 100 % des dépenses de santé, sans avoir à faire l’avance des frais.(source publique, caisse d'assurance maladie)
Le plafond annuel de ressources pour bénéficier de la CMU Complémentaire est fixé depuis le 1er juillet 2007 à 7272,00 euros par an, soit 606,00 euros par mois pour une personne seule en métropole.
Ce montant évolue en fonction de la situation familiale et du lieu de résidence (en France métropolitaine ou dans un département d'outre-mer)


Débats autour de la CMU  

Une enquête menée par édecins du Monde en 2006 révèle que 10 % des médecins français (34 % des généralistes) refusent de soigner les patients relevant de la couverture maladie universelle, car ils l'estiment très coûteuse pour les finances publiques et contraignants pour eux (organisation administrative en plus).

.Si voulez prendre connaissance des statistiques officielles sur la CMU vous pouvez vous rendre sur le site et cliquez "ICI"
Pourquoi la CMU est indispensable (février 2005)Pour aller sur le site cliquez  "Article de médecin du monde"

Dans votre édition du 4 septembre, un article intitulé « pourquoi la CMU est cible de critiques » fait état des prétendus effets pervers du dispositif CMU et des « mécontentements » exprimés par le corps médical. Surconsommation de soins, mauvaise observance des traitements, irresponsabilité des patients, voilà quels seraient les maux qu'entraînent la gratuité de l'accès aux soins et la dispense d'avance de frais induits par la CMU. Des chiffres viennent étayer cette analyse, puisqu'un tableau nous explique que la dépense annuelle moyenne d'un patient CMU dépasse de 25% celle d'un patient du régime général. Et l'enquête de conclure, citant un médecin qui s'exprime sous couvert d'anonymat, que « ce sont des patients pas forcément intéressants » .
Pourquoi avoir exclu de cette enquête ces mêmes patients, bénéficiaires de la CMU ? Pourquoi ne pas avoir également donné la parole à un médecin satisfait du dispositif (et nous en connaissons) ?
Nulle mention n'est faite de la véritable avancée en matière de santé publique créée par la CMU : celle de faire progresser le droit de se soigner, droit fondamental qu'ont aussi les plus pauvres d'entre nous.
Permettez-moi donc d'apporter quelques informations complémentaires. La CMU a été votée en juillet 1998 dans le cadre de la loi de lutte et de prévention contre les exclusions. Elle permet à ceux dont les ressources mensuelles sont inférieures à 576,13 euros, d'avoir un accès gratuit aux soins. 4,8 millions de personnes en bénéficient. Des études (dont celle du fonds de financement de la CMU) ont prouvé qu'elle n'a pas entraîné de dérapage financier.
Peut-être aurait-il été utile d'expliquer pourquoi certains bénéficiaires de la CMU coûtent effectivement plus cher que ceux du régime général : tout simplement parce qu'ils sont plus malades, parce que plus pauvres. Est-ce surprenant quand on survit dans des conditions de logement et d'alimentation précaires ? C'est donc bien la pauvreté qui explique ce déséquilibre. Le réflexe pour les plus démunis est d'abord de se rendre à l'hôpital plutôt que chez le médecin de ville et encore moins chez le spécialiste. Et ils ont (hélas) très rarement recours aux soins préventifs.
Mais à état de santé comparable, il n'y a aucune différence entre les allocataires de la CMU et ceux des autres couvertures complémentaires. Il n'y a aucune « surconsommation ».
Aujourd'hui, en France, 15% de la population vit avec des ressources mensuelles inférieures à 700 euros par mois. Dix millions de personnes sont donc, en France, incapables de payer leurs soins. Parmi elles, la moitié est aujourd'hui heureusement couverte par la CMU. Oui, le dispositif n'est pas parfait, il faut l'améliorer, mieux l'organiser. Mais en aucun cas, il ne faut laisser à penser que, source de tous les maux, il faudrait le limiter voire y mettre fin.
Bien au contraire, la CMU ayant fait la preuve de son efficacité et de sa stabilité financière, il faut aujourd'hui se montrer plus ambitieux : faire en sorte que les 5 millions de personnes au-dessus du seuil de la CMU, qui n'ont pas de complémentaire santé (ceux dont les ressources mensuelles se situent entre 576,13 euros et 700 euros) puissent eux aussi bénéficier du même accès gratuit aux soins.
Pourquoi défendre la gratuité ? Tout simplement parce que réclamer des personnes en situation de précarité la même somme qu'aux plus privilégiés, c'est faire preuve d'irresponsabilité. 1 euro n'a pas la même valeur quand on en reçoit 600 ou 6000 par mois. Doubler le nombre de bénéficiaires de la CMU constituerait un progrès énorme en terme de santé publique. Et cela représenterait aussi, sur le long terme, une économie notable pour la collectivité. Tout retard aux soins - et c'est le cas de tous ceux qui, ne pouvant payer pour leur traitement, y renoncent, les suspendent ou les remettent à un incertain lendemain - provoque des pathologies plus complexes, donc plus coûteuses.
Les associations de lutte contre l'exclusion et avec elles une grande partie du monde médical répètent sans cesse que restreindre l'accès aux soins des populations les plus pauvres, au-delà de l'indignité d'une telle approche, est contre-productif tant en terme de santé publique qu'en terme financier.
C'est un enjeu fondamental pour notre société. Présenter la CMU comme un dispositif abusif, c'est oublier que la pauvreté n'est pas un phénomène marginal dans notre pays. Le droit à se soigner ne doit pas être restreint pour insuffisance de ressources financières. Sinon quel sens civique et éthique donner à la richesse de notre pays, au 4ème rang des plus riches de la planète ?


Conclusions personnelles

Je pense personnellement que cette CMU est sur le fond une excellente initiative qui ne devrait hélas pas exister mais comme à chaque, fois faute de moyens,de volonté et de civisme, la couverture maladie universelle fait de leurs bénéficiaires des ayants droits peu responsables et grands consommateurs de soins.
Allez aux urgences de votre hôpital ou parlez en à votre médecin traitant t vous aurez alors la réalité des faits.
Ma fille est infimière puericultrice et je peux vous assurer que les bénéficiares de cette CMU sont des profiteurs du système qui coute un maximum à la sécu et vient creuser en permanace ce fameux trou que nous devrons céternellement  reboucher  comme le tonneau des Danaïdes...dans tous les cas se sont encore les mêmes qui payent, les classes dites moyennes, jusqu'au moment où cela ne nous sera plus possible.

Publié dans Revue de presse

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