Lettre à Monsieur le Président Sarkozy.

Publié le par Anakyne

Lettre à Monsieur le Président Sarkozy.

 
 

Monsieur le Président,

 

J’aimerais bien que l’on me réponde sur tous ces points.

 

Pourquoi dans la plupart des villes les structures administratives suivantes sont-elles maintenues à l’heure où l’Europe pourrait nous permettre de réduire et de tendre à une rationalisation des administrations et réductions importants des coûts de fonctionnement :

 
  • Mairie,
  • Préfecture,
  • Sous-préfecture,
  • Conseil régional,
  • Conseil général,
  • Regroupement de communes.
 

Ces structures sont présentes sur Amiens, dans la Somme et cela semble bien lourd et aux yeux de bien des Français ces structures sont inutiles.

 

Même si l’état s’est largement désengagé financièrement, le transfert de ces charges pèse très lourdement sur les citoyens qui ne pourront plus très longtemps financer par l’impôt local ces dépenses. De surcroit il est de notoriété publique que ces fonds sont mal utilisés pour financer essentiellement le social qui tue et pourrie notre société. Le nombre de fonctionnaires ne cesse d’augmenter et l’économie qui pourrait être réalisée est, selon certains économistes, de l’ordre de 15 milliards d’Euros par an.

 
  • Depuis plus de trente ans la fonction publique ne remplace plus ses fonctionnaires partant en retraite et leur nombre est toujours aussi imposant.
 

Les frais de fonctionnement de l’état sont trop important vous ne disposez donc d’aucune marge de manœuvre et vous ne pourrez pas relancer l’économie ni le pouvoir d’achat.

 
  • Comment allez-vous faire ? en dehors des mesures consistant à faire payer le patronat pour une petite partie des Français. En effet seuls ceux qui peuvent travailler ont droit à ces fausses faveurs. Ces dernières ne seront vraisemblablement pas appliquées dans la majeure partie des cas, les entreprises françaises sont fragiles. Le risque est de piéger les travailleurs car ces 35 heures, nous sommes d’accord, n’ont pas générés d’emplois mais on a demandé aux travailleurs de faire leurs 39 heures en 35 alors s’ils y sont arrivés je vous laisse à penser les réponses des patrons.
  • Qu’avez-vous fait des Français chômeurs, des Français en contrats batards : mi-temps, temps choisi, etc., des nouveaux pauvres travaillant soient 7.200.000 d’individus, des retraités qui ont donné à la France et pour la prospérité d’une poignée de familles riches 40 ans de leur vie active ?
 
Monsieur le Président vous n’avez rien réglé.

Comme aurait dit mon grand-père vous mettez un cautère sur une jambe de bois.

 
 

Les charges salariales et patronales sont trop lourdes en France, la dette trop importante, aucune réforme en vue, les Français ne se prolongeront plus très longtemps à votre point de vue. Il y a loin de la coupe aux lèvres semble-t-il.

 

Pourquoi, Monsieur le Président, faites vous voter le budget de la France avec une estimation de croissance de 2.8 % alors qu’elle ne sera jamais supérieure à 1.5% en 2008 toujours selon certains économistes.

Pensez-vous que le budget des familles est géré de cette manière. Dans un foyer il est assez rare de dépenser plus que ce l’on gagne sinon c’est l’interdiction bancaire et la Banque de France.

Nous sommes dans une économie déraisonnable et peu responsable. Bien entendu les contribuables seront encore là pour payer le mauvais calcul que vous aurez fait. Mais pendant combien de temps pensez-vous que les ménages français pourront supporter cette situation ?

 

Monsieur le Président vous avez fait des promesses, les Français pensaient que vous les auriez tenues : c’était votre slogan « je fais ce que je dis » et non je dis ce que je fais (là moins certain).

 

Bien entendu Monsieur le Président il serait réellement présomptueux de vous demander des résultats passé sept mois de présidence mais tous les indicateurs sont au rouge et les mesures ne sont pas prises.

 

Le problème majeur du pouvoir d’achat n’est pas résolu et ne le sera vraisemblablement jamais, les caisses sont vides. Les Français veulent des réformes sans les souhaiter.

 

Alors un jour lointain il faudra réellement prendre les bonnes décisions. Ce jour lointain est proche, très proche.

 

Pourquoi, Monsieur le Président, ne tenez-vous pas un discours responsable au Français, pourquoi ne leur dites-vous pas la vérité sur la situation de la France. Vérité sans détour, sans faux fuyant,sans langue de bois,  sans retour en arrière, sans parler de l’héritage, le passé c’est le passé.

Ce qui fait vivre un homme c’est demain et l’espoir qu’il peut y placer. Le Français est un peuple intelligent et mature politiquement. Il en a assez de la langue de bois, de ces interventions télévisées préparées, de ces hommes politiques qui marquent bien souvent leur dédain envers leurs concitoyens.

 

On ne parle plus de la France et des Français c’est bien dommage.

 

Moi ce que j’aimerais entendre une fois pour tout c’est la vérité, sans artifice. Comme le fit pendant la guerre Monsieur le Premier Ministre Churchill :

 
  • «  je ne peux vous promettre que des larmes et du sang »
 

Un jour JFK à dit également :

 
  • « plutôt que de demander ce que ton pays peut faire pour toi demande toi ce que tu peux faire pour lui ».
 

Cela ressemble à des mots faciles mais ils sont vrais et donne un objectif à chacun et trace la ligne qu’il faut suivre.

 
 

Aujourd’hui il y a chômage, délocalisation, mauvaise humeur générale.

 

Il est dommage qu’en son temps, la mondialisation n’ait pas été utilisée comme un magnifique moyen de saisir au bond l’opportunité qui était offerte à notre pays de rebondir et de faire bouger nos sociétés.

Nous avons préféré nous lamenter, ce que nous continuons d’ailleurs de faire, alors qu’il fallait saisir, je le répète, cette opportunité qui ne se présentera plus de sitôt.

 

Il faut refonder notre société, créer un nouveau modèle avec des sacrifices mais des satisfactions.

 

Nous avons été pendant des années l’un des pays les plus riches, des plus créatifs, des plus inventifs, respectés de tous. Une économie solide, des hommes charismatiques et respectés.

 

Pourquoi Monsieur le Président, sommes-nous tombés si bas.

 
 

Nous sommes tous responsables et collectivement. Nous avons délibérément sacrifié la famille, l’éducation, l’autorité, les valeurs élémentaires que tout être humain digne de ce nom doit respecter. La Justice, l’éducation nationale, les politiques ont préférés le laxisme à la discipline et bien nous payons la facture maintenant. Nous avons pensé que l’homme était un être doté de raison et capable d’autodiscipline et bien c’était une erreur.

 

Toutes les valeurs fondamentales qui ont fait que la France était respectée sont actuellement continuellement bafouées. Tolérance, principe de précaution, chômage, RMI etc. ont fait d’une partie des Français des individus incapables de lutter, d’analyser, de penser de façon cartésienne. Le pragmatisme n’est plus une qualité en France mais un défaut notoire.

Pour cette paix sociale achetée il faut payer maintenant la note et sans marge de manœuvre rien ne sera simple.

 
 
 

Je ne suis pas un ultra libéral de nature, mais lorsque je regarde les chiffres de notre économies, de la pression fiscale, des charges diverses, auxquelles d’ailleurs vous aimez en rajouter encore, je pense qu’il faut tout remettre à plat.

 

La meilleure solution mais la plus douloureuse serait sur le plan social de supprimer :

 
  • les charges sociales salariales et patronales,
  • de supprimer tous ces régimes obligatoires maladie et retraite pour les entreprises, artisans et commerçants,
  • supprimer l’imposition sur le revenu.
 

Par contre il serait indispensable pour avoir une fois l’impression que la France respecte sa devise d’égalité et de fraternité :

 
  • de taxer tous les profits quel qu’ils soient petits ou grands, tous les revenus petits ou grands sur la base d’un taux unique. Que le bénéficiaire du RMI et que le patron d’EADS aient à acquitter cette taxe sur la même base d’imposition.
  • Taxer tous les mouvements boursiers,
 

Je suis persuadé que ces mesures donneraient du pouvoir d’achat aux salariés qui seraient payés sur la base de leur salaire brut. Que cela redonnerait de la trésorerie aux entreprises qui pourraient innover et embaucher tout en devenant compétitives.

 

Permettrait aux jeunes entrepreneurs d’entreprendre sans avoir cette épée de Damoclès au dessus de la tête que représente l’URSSAF, les caisses de retraite, la complémentaire qui quoi qu’il arrive perçoivent leur cotisations même si l’entreprise n’a pas fait de bénéfice voir au pire de chiffre d’affaires.

 

C’EST UN PLAN GAGNANT GAGNANT Monsieur le Président.

 

Aujourd’hui, Monsieur le Président, l’Etat est le fossoyeur des entreprises. Se targuer des créations sur 2007 c’est bien mais que reste-t-il dans les deux ans et pourquoi ?

 

Enfin un dernier reproche Monsieur le Président POURQUOI les hommes politiques s’attachent à régler les conséquences d’une situation plutôt que les causes ?

 
 
C’est un reproche de taille qui mérite une réponse.
 

Je vous présente Monsieur le Président mes respectueuses salutations.

 
Un citoyen.

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Vive la France.
 
 
 
 
 
 
 

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