La fin des quotas sur le textile chinois.

Publié le par Anakyne

Fin des quotas sur le textile chinois 
Florentin Collomp
31/12/2007 | Mise à jour : 06:44 |
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Un double système de licences va désormais régir les exportations côté chinois et les importations côté européen.
Un double système de licences va désormais régir les exportations côté chinois et les importations côté européen. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
Producteurs et vendeurs de vêtements se sont préparés à la fin des quotas d'importations le 1er janvier. Ils ne craignent pas un raz-de-marée comparable à celui de 2005.

La Chine pèse 26% des vêtements importés en France, contre 21% fin 2006. Le maintien de quotas depuis deux ans sur dix catégories de produits les plus demandés n'a pas empêché cette envolée. En 2005, la levée de ces quotas, prévue dix ans auparavant, avait entraîné un «tsunami» d'importations. Ce qui avait conduit l'Union européenne à négocier avec les autorités chinoises de nouveaux contingentements temporaires jusqu'à la fin de cette année. Cette fois, ces restrictions sur les tee-shirts, robes, pantalons, pull-overs, etc., prennent définitivement fin ce soir. On peut donc légitimement redouter un nouveau raz-de-marée de textile chinois dans les rayons européens. D'autant que les États-Unis, eux, conservent des quotas jusqu'à la fin 2008.

Créneau de la «fast fashion»

L'organisation patronale du textile européen Euratex s'attend à une hausse des volumes de l'ordre de 20%. Pourtant, les professionnels montrent une relative sérénité face à l'échéance. «2008 ne sera pas la réplique de 2005, pronostique Dominique Jacomet, directeur de l'Institut français de la mode. Le total des importations d'Asie n'a jamais varié depuis 2005. Quand la Chine montait, Hongkong ou le Bangladesh diminuaient en 2005. L'inverse s'est produit en 2006. En 2008, cela devrait rester stable, même si la part de la Chine progresse, cela se fera au détriment d'autres pays asiatiques. Les importateurs ont été échaudés par ce qui s'est passé en 2005 et se montrent plus prudents.»

Après un engouement sans précédent pour le textile chinois, les échanges mondiaux se sont réorganisés. La Chine continue d'être prisée des distributeurs et grossistes pour les grandes séries de vêtements. Mais le Maghreb ou la Turquie, un temps bousculés, se sont réorientés sur le créneau de la «fast fashion», cette mode réactualisée en permanence en fonction des dernières tendances et capable d'être livrée en huit à dix jours en magasins, contre plusieurs semaines pour l'Asie.

Afin d'éviter un nouveau déferlement massif, des conditions d'importations strictes ont été adoptées pour remplacer les quotas. Un double système de licences attribuées au coup par coup pour chaque commande régira les exportations côté chinois et les importations côté européen. Avec des critères d'obtention assez sévères (taille minimum de l'entreprise, préexistence de liens commerciaux…). Seules quelque 5 000 entreprises chinoises devraient être habilitées à y répondre.

Autre différence majeure par rapport à 2005, les conditions économiques ont changé en Chine depuis trois ans. «Les salaires ont augmenté, la consommation s'est développée et on constate parfois un engorgement des capacités de production, explique Emmanuelle Butaud, de l'Union des industries textiles. Les autorités chinoises veulent segmenter les entreprises productrices en réservant les plus solides et les plus qualitatives à l'Europe, un second choix pour les États-Unis moins exigeants en termes de qualité, et le tout-venant pour le marché local et asiatique.»

L'industrie française plus solide

Les usines textiles ont parfois du mal à recruter ou conserver leur main-d'œuvre car elles payent moins bien que dans d'autres secteurs. L'avantage concurrentiel de la Chine serait donc en train de se réduire par rapport à d'autres pays concurrents.

Pendant ce temps, l'industrie française est devenue plus solide qu'il y a trois ans. Les restructurations se sont poursuivies et l'essentiel des heures noires est derrière nous. Les producteurs de tissus ou d'habillement ont même réussi à inverser la tendance au déclin : leur activité s'est remise à progresser grâce à des exportations soutenues par la bonne image de marque de la mode française.

Article du "Figaro.fr" publié ce jour.


.Je n'ai pas l'intention de faire de commentaires si ce n'est que ce secteur va souffrir encore plus et que cela permettra aux chiffres du chômage de diminuer à nouveau.
La France ne s'est vraiment pas armée pour la mondialisation.

C'est dommage.

Enfin c'est juste mon avis

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Publié dans Revue de presse

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