Sarko vu par la presse étrangère.

Publié le par Anakyne

La presse est un des piliers de la Démocratie, et pas le moindre... Et à constater ce que dit la presse étrangère sur notre Nicolas Sarkozy à nous, il y a comme un problème. Comment dire ? Un décalage, un manque d'esprit critique ou alors simplement un peu plus de bienséance... voire de bienveillance ? Naaannnn...

Sarkozy vu de l'étranger

Après la campagne électorale, un certain nombre de faits ont marqué l'esprit des journalistes étrangers. Il y a eu les vacances à bord du Yacht Bolloré, l'abordage manu militari de deux photographes de presse américains, l'interview de CBS, qui se concluait par le désormais fameux "Quel imbécile !"... Pendant qu'en France, on brode, en donnant l'impression de repriser, la presse étrangère déchire ! Voici quelques extraits récents...

sarkozy vu par la presse étrangère Süddeutsche Zeitung (Allemagne), 21 décembre : "Ehonté, irritant, narcissique (...) Ses prédécesseurs aussi aimaient le luxe. Chez Sarkozy, cependant, cela tourne vite au vulgaire."
sarkozy vu par la presse étrangère Berliner Zeitung (Allemagne), 24 décembre : "Les Français ne peuvent que constater à quel point ce nouveau Napoléon est imprévisible".
sarkozy vu par la presse étrangère Le Soir (Belgique), 26 décembre : "Sarko termine 2007 sûr de lui, arrogant, espérant mettre un voile sur ses premiers vrais déboires".
sarkozy vu par la presse étrangère NRC-Handelsblad (Pays-Bas), 27 décembre : le quotidien s'interroge sur "ce qui se déroule vraiment à l'Elysée, où l'on semble tourner un remake de Louis de Funès".
sarkozy vu par la presse étrangère The Independent (Angleterre), 31 décembre : "Sarkozy est le candidat unique d'un studio de «Loft Story»  appelé Elysée, une star de soap opera".
sarkozy vu par la presse étrangère Le Temps (Suisse), 11 décembre, titre "Quand on dîne avec le diable, mieux vaut prendre une longue cuillère". Le journal se dit "choqué plus par la manière que par le principe" et évoque notamment "la fanfare militaire (...) et la Mercedes blanche, plus digne d'une vedette du rap que d'un chef d'Etat".

sarkozy vu par la presse étrangèrel'Espresso (Italie), Ilvo Diamanti, le 23 janvier : s’achemine vers un régime présidentiel, C’est comme "si les Français nous ressemblaient (...) Mais disons le à voix basse, pour ne pas les inquiéter. Car s’ils se regardaient dans le miroir italien, ils se détourneraient, effrayés. Tant qu’il s’agit de Carla Bruni, ça va. Mais Berlusconi – et tout le reste –, vraiment c’est trop".

L'édition du 17 janvier 2008 de Courrier International nous donne un aperçu encore plus violent...

sarkozy vu par la presse étrangère Terra Magazine (Argentine) - Antonio Morales Riveira titre "Sarkozy ou la politique de l’érection permanente". Selon Sarkozy, "Le pouvoir, ça sert à jouir, y compris au lit (...) Nicolas Sarkozy s'amuse beaucoup et veut montrer à quel point le pouvoir le remplit d’énergie pour mieux désirer et être désiré, pour faire de son mandat une fête permanente, une ivresse de lui-même, une érection (...) En somme, après avoir appris que Sarkozy apprécie comme personne le bonheur et le plaisir que procure le pouvoir, nous venons de découvrir qu'il n'a aucun sens du ridicule".

sarkozy vu par la presse étrangère The Daily Telegraph (Angleterre) - Bryony Gordon titre "Quelque chose en lui de Britney Spears". "Il n’y a pire imbécile qu’un vieil imbécile mais rien ne surpasse un vieil imbécile français, surtout quand il dirige le pays. Regardez Nicolas Sarkozy qui, transi d’amour, rêvasse dans Paris en faisant les yeux doux à Carla Bruni pendant que le reste du pays brûle des voitures ou se met en grève (...) En d’autres termes, la France a réussi à élire un ado attardé à la présidence. Très bien, les gars, très bien (...) Les draps de l’Elysée étaient encore imprégnés du parfum délicat de Cécilia quand Nicolas a rencontré Carla à un dîner et l’a emmenée à Disneyland Paris (exactement le genre d’endroit qu’un ado trouverait romantique). Et deux mois plus tard, on parle suavement de mariage."

sarkozy vu par la presse étrangère Il Corriere della Sera (Italie) - Maria Laura Rodotá titre "C'est Berlusconi au carré !". "A Paris, on s'est beaucoup gaussé des Italiens mais, à vrai dire, le coeur n'y est plus ; quand un Parisien rencontre un Italien, le nom de Carla Bruni ne tarde pas à être lâché, puis on repense à Berlusconi, enfin on commente les dernières pantalonnades de Sarkozy pour conclure fraternellement : «Chacun son tour !» A eux maintenant de se dépatouiller avec un leader embarrassant. A Paris et en France, la cote du «président people» est en chute libre".

sarkozy vu par la presse étrangère The Times (Angleterre) - Ben Macintyre titre "De l'élégance, que diable !". "Depuis sa conférence de presse du 8 janvier dernier (...) Nicolas Sarkozy est devenu le lauréat incontesté du prix Silvio Berlusconi de l’homme politique européen le plus embarrassant du moment (...) la faute de Sarko aux yeux des Français, c’est une sorte de crime contre l’élégance à la française, un manquement aux préceptes d’un certain savoir-vivre présidentiel. Vu de Paris, il est tout à fait acceptable que le président français tombe amoureux, mais d’une façon si peu raffinée et si américaine, ça non ! (...) Il lui manque au moins 5 centimètres pour pouvoir porter des lunettes de soleil aviateur à verres réfléchissants ; grassouillet, il a tout juste 5 kilos de trop pour faire comme Poutine et tomber la chemise en public ; à 52 ans, il est trop vieux de cinq ans pour être pris en photo enlaçant la taille dénudée d’une femme de 39 ans. Ce sont des petits riens, certes, mais qui comptent beaucoup pour des Français. Le problème de son histoire d’amour, c’est qu’on la juge en France assez minable, plus Bidochon que flaubertienne. Plutôt que de faire la cour à son ancien mannequin au clair de lune dans le jardin parisien des Tuileries, Sarko l’emmène à Disneyland.(...) De ce côté-ci de la Manche, les maladresses du chef de l’Etat français, son côté nouveau riche et ses faux-pas nous paraissent tout bonnement comiques (...) L’économie française est dans une situation alarmante, et alors que le président part en vacances au soleil avec un cortège de 26 véhicules et une belle héritière italienne, les Français ne se sont jamais sentis aussi pauvres depuis le début des années 1990."

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