Ce petit lexique des définitions du mot terrorisme à l'attention de nos gouvernants et des journalistes car je trouve que cela commence à être fatiguant de détourner
continuellement le sens des mots, la sémantique existe encore et il serait temps de faire une mise au point.
TERRORISME selon Wikipédia :
Le terrorisme désigne les actions violentes (attentats, assassinats, enlèvements, sabotages...) menées contre la population, de telle sorte que leur retentissement psychologique - terreur et peur - dépasse largement le cercle des
victimes directes pour frapper l'opinion publique concernée.
Attentat : Un attentat est une action destinée à nuire (à attenter) aux biens ou à la vie d'autrui. On parle généralement d'attentat dans un contexte politique, voire terroriste, mais il peut exister des attentats économiques
(visant à évincer un concurrent)
Sabotage : Le mot « sabot » est probablement la racine du mot sabotage, car les travailleurs qui voulaient un congé, ou qui voulaient lutter contre le patron pour moins d'heures de
travail, jetaient certainement un sabot dans les machines d'une usine ou d'une ferme, endommageant ainsi l'outil et ne travaillait plus jusqu'à ce que la machine soit réparée. Cette action mettait
ainsi en difficulté le patron.
TERRORISME selon LE ROBERT :
1- Gouvernement par la terreur 2- Emploi systématique de la violence pour atteindre un but politique; les actes de violence (attentats, destruction, prise d'otages) 3 - Attitude d'intolérance,
d'intimidation. Terrorisme intellectuel.
TERRORISME selon LAROUSSE:
1 - Ensemble d'actes de violence commis par une organisation pour créer un climat d'insécurité ou
renverser le gouvernement établi 2- HIST.: Régime de violence institué par le gouvernement révolutionnaire en 1793-94.
TERRORISME selon TOUT en UN de LAROUSSE (1962)
Régime de terreur politique
Terreur : crainte violente. Epouvante.
La tentative de définition par Wikipédia :
Tentatives de définition [modifier]

Article détaillé :
Définition du terrorisme .
Le terme de terrorisme est aujourd'hui très fréquemment employé en droit international et par les
institutions internationales, mais il ne donne pas lieu à une définition unique et universelle[4].
Certains éléments semblent faire consensus, le philosophe Jacques Derrida écrit ainsi : « Si on se
réfère aux définitions courantes ou explicitement légales du terrorisme, qu'y trouve-t-on ? La référence à un crime contre la vie humaine en violation des lois (nationales ou
internationales) y implique à la fois la distinction entre civil et militaire (les victimes du terrorisme sont supposées être civiles) et une finalité politique (influencer ou changer la
politique d'un pays en terrorisant sa population civile) ».[5]
Dans le cadre d'une guerre conventionnelle, il existe en effet un cadre juridique précis, le droit de la guerre. Les actes violant le droit de la guerre sont alors qualifiés de crimes de guerre. Les notions de terrorisme et d'acte terroriste servent donc à qualifier des actes en dehors du cadre bien défini de
guerre conventionnelle et du droit de la guerre, même si leur définition précise n'est pas bien établie d'un point de vue strictement juridique, ou plus exactement, même si un usage peut en être
fait à des fins d'intérêts politiques.
Pourtant, même une fois exclus les crimes de guerre, le terrorisme reste difficile à définir avec une précision satisfaisante. Une définition proposée par le Groupe de personnalités de haut
niveau et le Secrétaire général de l'ONU en 2004 est soutenue par la France, elle précise : « toute action [...] qui a pour intention de causer la mort ou de graves blessures
corporelles à des civils ou à des non-combattants, lorsque le but d'un tel acte est, de par sa nature ou son contexte, d'intimider une population, ou de forcer un gouvernement ou une organisation
internationale à prendre une quelconque mesure ou à s'en abstenir »[6].
Pour Laurent Bonelli, il est préférable de parler de « violence politique » et non de « terrorisme » car
cela « permet d'éviter les impasses auxquelles conduit immanquablement l'usage de ce terme politiquement et moralement connoté. En effet, « terrorisme » ne décrit pas une réalité
objective, qui s'imposerait à tous »[7].
Mon bref commentaire :
Cette conclusion, sur-lignée, me parait la plus indiquée dans le cas qui préoccupe le ministère de l'intérieur en ce moment sur l'affaire de la SNCF car il n'est jamais bon de faire un tel amalgame
sémantique dans une société qui n'est plus capable de reconnaître le sens réel des mots. Cela peut devenir un objet de manipulation de masse et générer des réactions critiques voire violentes non
fondées.
Pour moi les actions menées dernièrement relèvent plus du vandalisme volontaire que du terrorisme car ces actes n'ont pas mis de vies en danger. Mais bien entendu la qualification judiciaire n'est
absolument pas la même...
Enfin ce n'est que mon avis.
Errare humanum est, persevare diabolicum
Derniers Commentaires